[md]Sénégal Pass dans son rôle de passerelle culturelle a choisi de soutenir le Festival Banlieue Rythme de Guédiawaye…[/md] [mk]Sénégal,région,Banlieu,Dakar, Banlieue Dakaroise,musique,horizons,musiques,Guédiawaye,festival Banlieue, Rythme, international, tempos africains, raga, hip hot, rappeur guadeloupéen, Institut français de Dakar, Letakeifa, Coumba Arame, Maxi Crazy, Matal Kham, Fatou Guewel, Yoro Ndiaye, Nonou Deumyi, Njaaya, Sidy Samb , Bidew BouBess, Ridial, Still, Makkan J, Canabasse, Admiral T,agenda culturel[/mk]
Au rythme de danses et de musiques d’horizons divers, Guédiawaye et sa périphérie entre, cette année encore, dans une ambiance festive et chaleureuse en accueillant la 9e édition du festival Banlieue Rythme. Du 22 avril au 3 mai 2009, la ville va vibrer aux sonorités d’un festival qui se veut international. Pour ses habitants, il se positionne comme un véritable moyen de communication sociale et d’épanouissement.
Séduits par son talent et par sa musique proche des tempos africains raga et Hip hop, les organisateurs ont décidé cette année, de mettre comme tête d’affiche le rappeur guadeloupéen Admiral T. Il se produira le 2 mai à l'Institut français de Dakar et le 3 sur l'Esplanade de la cité des enseignants à Guédiawaye.
Le plateau artistique est comme de coutume très diversifié avec des artistes qui viennent de tous les horizons. Les Sénégalais sont bien entendu très représentés avec entre autres Jac et Letakeifa, Coumba Arame, Maxi Crazy, Matal Kham, Fatou Guewel, Yoro Ndiaye, Nonou Deumyi, Njaaya, Sidy Samb , Bidew BouBess, Ridial, Still, Makkan J, Canabasse… DJ Javimar représentera l’Espagne, Semtazone la France, Kamaldine la Guinée, K Price le Gabon, Les Amazones la Guinée Conakry, MC La Sauce le Canada, Noura la Mauritanie, Bring 2 Bang le Congo, Tatiana le Cap Vert et Mouna le Benin sans oublier ADMIRAL T pour la Guadeloupe.
Cet événement, qui mobilise chaque année un public de plus en plus large, est désormais reconnu comme l'un des événements phares de l'agenda culturel du Sénégal grâce entre autres à ses rencontres interculturelles et artistiques. Ce festival se veut pluridisciplinaire. Il accueille des concerts mais également des spectacles, des ateliers d’artistes, un forum, des rencontres, et bien entendu le Carnaval de Guédiawaye qui se tiendra dans les quartiers de la localité le 1er mai accompagné par la fanfare Semtazone et le ballet Ridial Time de Guédiawaye.
Cette année encore, le festival permettra La venue d’artistes étrangers de renommée internationale Le développement et la promotion d’artistes émergents L’épanouissement socioculturel des populations locales Le rayonnement de Guédiawaye… pôle culturel de la banlieue de Dakar.
MARIE-JOSÉE CRESPIN, LA PERLE DE GORÉE
[md] Nous avons rencontré pour vous une grande figure de Gorée, Marie-Josée Crespin. Ancien membre du Conseil constitutionnel, elle est désormais créatrice de bijoux. Passionnée par l’histoire africaine des perles, elle est une créatrice talentueuse...[/md]
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Parmi ces créateurs, nous avons rencontré pour vous une grande figure de Gorée, Marie-Josée Crespin. Ancien membre du Conseil constitutionnel, elle est désormais créatrice de bijoux. Passionnée par l’histoire africaine des perles, elle aime aussi à leur donner vie dans de splendides parures.
Sénégal Pass: A quel âge les perles ont-elles commencé à vous parler ?
Marie-Josée Crespin: je crois que j’étais une jeune fille coquette et que j’aimais les marchés. Je fréquentais souvent le marché Sandaga. J’aimais me rendre auprès des marchands pour voir les étalages de perles, ceux qui étaient plus secrets, en arrière-boutique, afin de choisir les prochains colliers, que je porterai ou que j’offrirai. J’ai donc commencé à m’intéresser aux perles vers 15 ans. Je suis née en 1936… vous voyez ! À mon époque, la femme sénégalaise était superbe. Elle portait de grands colliers de penne (cornaline) jusqu’aux genoux. Elle m’a toujours fascinée par sa façon de porter ces parures sur de grands boubous. Aujourd’hui, c’est fini : les femmes portent des colliers très européanisés…
Sénégal Pass: Parlez nous de la rencontre qui a déclenché votre passion.
Marie-Josée Crespin: Alors que je portais, comme toujours, un collier de perles vénitiennes de l’époque coloniale, j’ai rencontré un ami de mes parents, un archéologue qui m’a fait un compliment sur mon collier. Il m’a dit qu’à Sandaga on pouvait trouver des perles venant des tombeaux égyptiens. Alors cela m’a éclairée… Par la suite, nous sommes allés ensemble au musée de l’IFAN et il m’a montré ce qu’était une perle du néolithique, ou une perle de l’époque coloniale… C’est à ce moment précis que j’ai vu la perle comme un élément artistique, archéologique, ethnographique... Il m’a ouvert les yeux et cela ne m’a jamais quitté. Je suis encore aujourd’hui très intéressée par les perles très anciennes.
Sénégal Pass: Est-ce à cette époque que vous avez commencé à créer des bijoux ?
Marie-Josée Crespin: Oui effectivement. Une jeune femme qui tenait un magasin en face de la cathédrale, en me voyant avec mon collier m’a dit qu’il était très « barbare ». Je ne voyais pas trop ce qu’elle voulait dire. Toujours est-il qu’elle m’a demandé si je pouvais faire des colliers. Tout est parti de là : j’allais créer des colliers pour des Européennes avec un matériel africain que je trouvais sur les marchés. Elle m’a encouragée et progressivement beaucoup de femmes résidant à Dakar sont venues vers moi. Je souhaitais faire les Beaux-arts, mais cela n’a pas été possible. Alors j’ai commencé mon droit et je suis devenue magistrat. J’ai donc arrêté de vendre des colliers, mais toute ma vie j’ai continué à en faire pour mes amies et moi-même. Au bout de vingt-huit ans de vie de famille et de magistrature, j’ai décidé de prendre deux années sabbatiques, en 1990 et 1991, pour me consacrer à ma passion : les perles. À la retraite depuis 2001, je suis revenue à ce premier amour.
Sénégal Pass: Vous parlez souvent de la route des perles !
Marie-Josée Crespin: Oui. Comme il y a eu autrefois la route de la soie ou la route du sel, la route des perles raconte leur histoire, liée aux déplacements de population.
Sénégal Pass: Parlez nous des perles africaines et de leur histoire ?
Marie-Josée Crespin: Les perles africaines du néolithique sont celles qui m’intéressent le plus car elles sont faites avec les moyens du bord, c’est-à-dire un matériel très succinct. On en trouve encore aujourd’hui en surface : elles sont ramenées par le mouvement des dunes. La seconde grande période est celle de l’époque médiévale arabe. Les caravanes se déplaçaient d’Est en Ouest depuis l’Inde, l’Égypte, l’Afrique du nord pour le troc d’or, d’ivoire, d’épices… en ramenant avec elles de nombreuses variétés. J’ai ainsi trouvé les mêmes perles très anciennes en verre en Turquie en Mauritanie et au Mali. Enfin au XIVe siècle, des milliers de tonnes de perles étaient fabriquées en Europe et arrivaient sur le marché africain. C’est ce que l’on appelle les perles de l’époque coloniale. C’est un concept qui a bien marché auprès des femmes car elles ont des couleurs chatoyantes : jaunes, vertes, rouges.
Sénégal Pass: Vos créations sont un mélange de perles anciennes et modernes ?
Marie-Josée Crespin: Moi j’aime bien les perles qui ont une histoire. Celles qui ont été portées et qui ont voyagé par les routes et dans le temps. En fait je travaille surtout sur les perles ethniques qui ont été portées. Mais les perles modernes reviennent moins cher : il m’arrive donc de les utiliser également. Il y a de plus en plus de collectionneurs de perles africaines, au Japon, aux Etats-Unis. L’offre et la demande font qu’elles deviennent de plus en plus chères.
Sénégal Pass: Enfin, pourriez-vous nous dire quelle est la plus belle pierre d’Afrique à vos yeux ?
Marie-Josée Crespin: Les perles du Sahara, faites par l’Africain pour l’Africain. Je les aime parce que ce sont les plus anciennes, réalisées avec des moyens rudimentaires. Ce ne sont peut être pas les plus spectaculaires mais je les aime. A Chaque perle sa valeur !
«Senegalpass vous présente une créatrice passionnée par l’histoire africaine des perles.
Boubacar Joseph Ndiaye, hommage à un grand homme...
[md]Boubacar Joseph Ndiaye a consacré un demi-siècle de sa vie à la défense de la mémoire de la Traite Négrière. Hommage à la mémoire vivante de Gorée, s'est éteint à Dakar, le 6 Février 2009[/md] [mk]Gorée,île de Gorée,traite négrière,Joseph Ndiaye,boubacar,Boubacar Joseph Ndiaye,,mémoire,hommage,Dakar,The Healing Passage,film,Voices from the Water,documentaire américain,Saundra Sharp,Thierry Ardisson,Tout le monde en parle,Maison des Esclaves,conservateur,Sénégal,patrimoine mondial,Musée,UNESCO[/mk]
Boubacar Joseph Ndiaye a consacré un demi-siècle de sa vie à la défense de la mémoire de la Traite Négrière. Hommage à la mémoire vivante de Gorée, qui vient de s’éteindre à Dakar, le 6 Février 2009.
La consécration du 7e art
Une stature impressionnante, un charisme à l’avenant : peut-être avez-vous pu apprécier Boubacar Joseph Ndiaye interprétant son propre rôle dans The Healing Passage : Voices from the Water, documentaire américain de Saundra Sharp en 2005 ou dans le film suisse, Retour à Gorée en 2008. Thierry Ardisson l’avait récemment invité dans son émission et ainsi révélé au grand public dans Tout le monde en parle en 2006. Il avait aussi conseillé Rachid Bouchareb lors de la réalisation du film Little Sénégal en 2001.
La passion d’une vie
A Conservateur de la Maison des Esclaves de Gorée depuis 1964, il a, jusqu’à sa mort, raconté l’enfer vécu par les esclaves détenus dans cette célèbre maison. Animé d’une conviction telle qu’aucun visiteur n’en est reparti indifférent, Boubacar Joseph Ndiaye est devenu une figure incontournable du Sénégal en mettant sa fabuleuse aura au service de sa passion pendant plus de quatre décennies. Le « conservateur en chef », comme il aimait se présenter, restera l’un des principaux acteurs pour la mémoire de l’esclavagisme dans le monde. Sa détermination a apporté à Gorée et à « la Maison des Esclaves » en particulier, une reconnaissance grandissante dans le monde au cours de ces dernières années. Dès 1975 Gorée est inscrite sur l’inventaire des monuments historiques du Sénégal, puis en 1978 sur la liste du patrimoine mondial. La restauration du Musée en 1990 par l’UNESCO, avec l’aide de nombreux organismes mondiaux, lui donne une place internationale comme « Musée du Souvenir ».
Enfant de Gorée
Né d’une famille goréenne en 1922 à Rufisque, c’est sur l’île que Boubacar Joseph Ndiaye a suivi ses études primaires. Diplômé de l’école professionnelle Pinet Laprade, il travaille comme compositeur-typographe lorsqu’il est appelé sous le drapeau français en 1943 et participe à la libération de la France dans le corps des tirailleurs sénégalais. Il a également servi en Extrême-Orient comme sous-officier parachutiste. Parmi les nombreuses distinctions qui récompensent son courage et son œuvre, il reçoit la Croix de guerre 1939-1945, l'Ordre national du mérite, avant d’être déclaré chevalier de l'Ordre du mérite sénégalais. A 87 ans et après une vie remplie et passionnée, il nous a quittés le 6 février 2009 et repose désormais au cimetière layène de Cambérène à Dakar.
C’est désormais à Aioune Kabo, nouveau conservateur de la maison des esclaves, que revient la lourde tache de la défense de la mémoire de la Traite Négrière.
«Senegalpass rend hommage à un fervent conservateur de l'histoire de la traite négrière.
Léopold Sedar Senghor le poète-humaniste
[md] Premier Président du Sénégal (1960-1980) et symbole de la coopération entre la France et ses anciennes colonies[/md] [mk]Président du sénégal,premier président du Sénégal,le mouvement de la négritude,poète,humaniste,francophone,langue sérère,Sedar,négritude,Senghor.[/mk]
Premier Président du Sénégal (1960-1980) et symbole de la coopération entre la France et ses anciennes colonies. Pour évoquer Léopold Sedar Senghor, Senegalpass n’a pas voulu le faire au passé, sous forme de biographie ni d’hommage, car un poète ne meurt jamais. Nous avons donc choisi de mieux vous faire connaître l’humaniste-francophone au travers de quelques citations ou extraits de ses poèmes. Sedar, en langue sérère, signifie « celui qu'on ne peut humilier » ou encore « qui n'a pas honte d'être chétif ».
Léopold Sedar Senghor et la négritude
Grand humaniste, il prône un retour aux sources africaines, se fait le chantre de la « négritude », vocable qu’il invente avec Aimé Césaire, et du métissage culturel. Il proclame la complémentarité et l’égalité entre Blancs et Noirs. Dans Négritude et Humanisme, il écrit : « Pour nous, notre souci, depuis les années 1932-1934, notre unique souci a été de l'assumer, cette Négritude, en la vivant et, l'ayant vécue, d'en approfondir le sens, pour la présenter au monde comme une pierre d'angle dans l'édification de la Civilisation de l'Universel».
A son initiative, est organisé en 1966 le premier Festival Mondial des Arts Nègres, affirmation solennelle et festive de la négritude pour "parvenir à une meilleure compréhension internationale et interraciale, d’affirmer la contribution des artistes et écrivains noirs aux grands courants universels de pensée et de permettre aux artistes noirs de tous les horizons de confronter les résultats de leurs recherches ».
« L'émotion est nègre, comme la raison hellène » « Ma Négritude point n'est sommeil de la race mais soleil de l'âme, ma négritude vue et vie Ma Négritude est truelle à la main, est lance au poing Réécade. Il n'est question de boire, de manger l'instant qui passe Tant pis si je m'attendris sur les roses du Cap-Vert ! Ma tâche est d'éveiller mon peuple aux futurs flamboyants Ma joie de créer des images pour le nourrir, ô lumières rythmées de la Parole ! »
Premier Africain à siéger à l’Académie Française, Edgar Faure lui déclare dans son discours de réception : « la négritude s'amplifie et se magnifie au point de devenir dans votre regard l'humanisme du XXe siècle »
Cher frère blanc, Quand je suis né, j'étais noir, Quand j'ai grandi, j'étais noir, Quand je suis au soleil, je suis noir, Quand je suis malade, je suis noir, Quand je mourrai, je serai noir. Tandis que toi, homme blanc, Quand tu es né, tu étais rose, Quand tu as grandi, tu étais blanc, Quand tu vas au soleil, tu es rouge, Quand tu as froid, tu es bleu, Quand tu as peur, tu es vert, Quand tu es malade, tu es jaune, Quand tu mourras, tu seras gris. Alors, de nous deux, Qui est l'homme de couleur ?
Léopold Sedar Senghor Fondateur et inlassable défenseur de la francophonie.
En Juin 1966, sous l’impulsion de Léopold Sedar Senghor, la Conférence des chefs d'État de l'Organisation commune africaine et malgache (OCAM) réunie à Tananarive propose la constitution d'une communauté francophone, définie comme "une communauté spirituelle de nations qui emploient le français, que celui-ci soit langue nationale, langue officielle ou bien langue d'usage".
De nos jours, L'Organisation Internationale de la Francophonie regroupe 56 états membres (langue officielle ou en partage).
«La Francophonie, c’est l’usage de la langue française comme instrument de symbiose, par delà nos propres langues nationales ou régionales, pour le renforcement de notre coopération culturelle et technique, malgré nos différentes civilisations »
«…Avant tout, pour nous, la Francophonie est culture.C’est une communauté spirituelle, un idéal qui anime des peuples en marche vers une solidarité de l’esprit».
«Je crois, pour l’avenir, à la Francophonie, plus exactement à la Francité, intégrée dans un grand ensemble, et par delà, dans une civilisation de l’Universel ».
«La Francophonie le modèle et le moteur de la Civilisation de l’Universel pour favoriser les échanges d’idées en respectant la personnalité originaire et originale de chaque nation ».
«La francophonie c’est l’espoir d’une fraternité dans le respect mutuel et le dialogue des cultures ».
« J'ai rêvé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus”.
« J’ai toujours rêvé de concilier Francophonie et Négritude. Ce rêve est maintenant une réalité ».
«Senegalpass rend hommage à un panafricain, poète-humaniste et acteur du mouvement de la négritude.
Gorée, station balnéaire depuis des décennies...
[md]Passerelle Sénégal France: Gorée, station balnéaire depuis des décennies... - Balade au coeur de Gorée comme s'y vous étiez au début du 20me siècle...[/md] [mk]Gorée,station balnéaire,décennies,photographies,cartes postales,travail,célèbre photographe,éditeur,dakarois,Edmond Fortier,clichés,originaux,Afrique de l’Ouest,Afrique,Ouest[/mk]
Un grand nombre de photographies que vous pourrez apprécier dans cette rubrique proviennent de cartes postales issues du travail du célèbre photographe et éditeur dakarois Edmond Fortier (1862-1928). On lui doit près de 3300 clichés originaux sur l’Afrique de l’Ouest.
Source des photos "Images du passé en Afrique de l'Ouest" [idpao.com]
Vision de Dakar au début du siècle
[md]Vision de Dakar au début du siècle - Voyage au Sénégal comme vous ne le verrez plus... Les photos du Dakar datant du début du 20me siècle nous montrent la vitesse à laquelle ce pays se développe.[/md] [mk]Vision,Dakar,début du siècle,,voyage,au sénégal,Voyage au Sénégal,photos de Dakar,20eme siècle,vitesse,pays,developpe,photographies,rubrique,,cartes postales,travail,célèbre photographe,éditeur,dakarois,Edmond Fortier,clichés,originaux,Afrique de l’Ouest,Afrique,Ouest[/m]
Un grand nombre de photographies que vous pourrez apprécier dans cette rubrique proviennent de cartes postales issues du travail du célèbre photographe et éditeur dakarois Edmond Fortier (1862-1928). On lui doit près de 3300 clichés originaux sur l’Afrique de l’Ouest.
Source des photos "Images du passé en Afrique de l'Ouest" [idpao.com]
Un enfant Une école
[md]Un enfant Une école - Association dont le but est, depuis plus de dix ans, de parrainer des enfants au sénégal...[/md] [mk]le sénégal,consulat du senegal,passerelle senegal france,passerelle france senegal,association senegal,village senegal,éducation au sénégal,école,enfants au sénégal,parrainage enfants au sénégal,Christine Caumeil,l'association,parrainer des enfants,scolarité,village de brousse,cantine scolaire,Toulouse,partenariat,aide,scolarisation,société sénégalaise,mission catholique,nguéniéne,école publique,frais de scolarité,fourniture scolaire,parents d'éléves,réunion,bénévoles,droit à l'éducation,droit,instruction,senegalpass[/mk]
Nous avons rencontré pour vous Christine CAUMEIL, fondatrice et Présidente de l’association « un enfant une école ». Son association œuvre depuis plus de dix ans auprès des écoles afin de parrainer des enfants. Si en 1997, année de démarrage de l’association, elle parrainait 16 enfants c’est désormais la scolarité de 481 enfants qui est prise en charge par celle-ci…
Pouvez-vous nous dire ce qui vous a motivé pour créer cette association.
Au cours d’un voyage au Sénégal avec des amis, nous avons passé une journée dans un petit village de brousse, Ndiarogne. Nous avons sympathisé avec les deux instituteurs de l’école, échangé des courriers pendant 2 ans, et répondu à leur demande d’aide de mise en place d’une cantine en 1997. Une saison des pluies désastreuse qui privait les enfants de nourriture suffisante pour effectuer les longs trajets à pied pour se rendre à l’école, et travailler dans de bonnes conditions. De retour à Toulouse, nous avons créé l’association « un enfant une école », pour assurer à cette école une aide à long terme et un vrai partenariat avec les familles et les enseignants
Quel est l’objectif de votre association et quels sont vos domaines d’intervention ?
L’objectif est la scolarisation d’un maximum d’enfants de cette région défavorisée, et notamment des filles, dans les meilleures conditions possibles. Le développement passe par l’école, et les petites filles qui seront les femmes de demain, jouent un rôle primordial dans la société sénégalaise en zone rurale. Plus elles seront scolarisées, plus elles seront efficaces.
Concrètement, pouvez-vous nous parler de vos actions significatives ?
Les écoles que nous aidons ont été créées par la mission catholique de Nguéniène il y a plus de 25 ans, pour pallier l’absence d’école publique dans la brousse. Elles assurent une scolarisation jusqu’à la fin du CE1. Pour beaucoup d’enfants, c’est la seule instruction qu’ils recevront. Nous prenons en charge : 2/3 des frais de scolarité, la totalité des fournitures achetées sur place pour privilégier l’économie locale et la cantine pour les enfants qui ont de longs trajets à pied.
Quel est le suivi des actions menées sur place ?
Les responsables de l’association se rendent au minimum deux fois par an sur place. En octobre, pour établir un budget prévisionnel en fonction du nombre d’inscrits, une réunion avec les parents d’élèves est organisée dans chaque village à cette occasion. En juin, pour faire le bilan avec les enseignants et les parents, une fête de fin d’année avec des jeux et un repas est organisée dans chaque école. Tous les frais de vols, déplacements, nourriture, hébergement, sont à la charge des bénévoles qui partent.
Qu’attendez-vous de nos lecteurs et quelle aide peuvent ils apporter ?
Une sensibilisation au manque cruel de moyens des écoles qui permettent d’envisager un avenir meilleur pour tous ces jeunes. Une implication dans le droit à l’instruction pour tous. Et bien entendu une aide financière pour nous aider à pérenniser ce projet éducatif.
Nous vous souhaitons bon courage pour votre action, et sommes persuadés que nos lecteurs y seront sensibles.
Merci pour votre aide.
En 1997 : 16 enfants pris en charge dans la première école En 2008 : 481 enfants dans 9 classes réparties dans 4 villages La scolarité d’un enfant coûte à l’association 25 euros par an Un repas coûte à l’association 40 centimes d’euro
Si vous souhaitez faire un don : Un reçu fiscal vous sera adressé, il vous permettra de déduire 66% du montant de votre don de vos impôts, dans la limite de 20% du revenu imposable. Tout donateur est invité à venir sur place partager avec nous des moments de vrai bonheur.
Pour plus de précisions : Un enfant - Une école 16 Rue Lucien Mirouse 31400 Toulouse info@1enfant-1ecole.com Visitez le site de L'association : [ICI]
Souvenirs d'antan : Jacqueline Scott Lemoine
[md]Souvenirs d'antan : Jacqueline Scott Lemoine - Représentante de la culture au Sénégal, cette rencontre nous a émus et nous lui avons proposé de nous livrer pour vous, ses souvenirs de plus de 40 ans de carrière...[/md] [mk]le sénégal,Jacqueline Scott Lemoine,Port au Prince,Haïti,l'art dramatique,art au Sénégal,en France,pays d'Afrique et d'Europe,représentante de la Culture au Sénégal,culture au sénégal,souvenirs,Festival mondial des arts nègre,le Continent noir,président Léopold Sédar Senghor,Toucan,Jet Air Afrique,Terre de l'Afrique retrouvée,René Depestre,LA terre mère,terre sénégalaise,Téranga,sourire sénégalais,soleil du cœur,culture diverse du continent,prequ'île Dakar,tourbillon,l'arachide grillée,tam-tam,culture,l'Afrique,Ethiopie,Gambie,Maghreb,plages blondes,sommets du kilimandjaro,mirage du désert,Nil légendaire,vagues redoutées,congo océan,André Malraux,trésor de la civilisation mondiale,Aimé Césaire,la négritude,héritage culturel,héritage culturel Africain,enracinement,création,Théatre national Sorano,Taos Amrouche,Marpessa Dawn,Eurydiced'Orféo Negro,Lydia Ewandé,Daouda Seck,roi Christophe d'haïti,tenue traditionnelle,Birago Diop[/mk]
Jacqueline Scott-Lemoine, née en 1923 à Port au Prince en Haïti où elle a étudié l’art dramatique, vit depuis 1966 à Dakar. Sa carrière dense et variée la conduite à exercer son art au Sénégal, en France et dans de nombreux pays d’Afrique et d’Europe. Représentante de la culture au Sénégal, cette rencontre nous a émus et nous lui avons donc proposé de nous livrer pour vous, ses souvenirs de plus de 40 ans de carrière.
IL y a 42 ans lors de notre arrivée au Sénégal, Dakar était en fête à l’occasion du Festival mondial des Arts nègres, le premier de ce genre sur le continent noir, inauguré en grandes pompes par le président Léopold Sédar Senghor, entouré de nombreuses personnalités. Ce 10 avril 1966, au crépuscule, alors que le soleil encore bien rose s’apprêtait à se retirer dans ses appartements, nous, la compagnie du Toucan, nous descendions lentement l’escalier de coupée du jet Air Afrique. Les Haïtiens du groupe, et même un ou deux Antillais, je crois, se sont agenouillés sur le sol pour embrasser la terre de l’Afrique retrouvée. Nous, nous avions notre secret. Nous savions que nous étions venus pour y rester, pour y vivre, pour nous y fondre, avec les copains tout bleus que chantait René Depestre, dans la douceur reconquise de la terre mère. Nous voici donc en terre sénégalaise, dans une effervescence de sons, de couleurs, d’images, de verbe, de rires largement ouverts sur un mot que nous entendions pour la première fois : Téranga. C’était le président Léopold Sédar Senghor qui le prononçait, clair sonore sur les ondes de la radio nationale. Et avant même qu’on nous en eût donné la signification, il nous semblait avoir déjà ressenti tout son sens profond. Le président recommandait à son peuple :
« Il faut que tout visiteur étranger sente, en plus que de la courtoisie, ce sourire sénégalais qui est le soleil du cœur. »
Dans une capitale en fête, toutes les cultures diverses du continent, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, du Centre, étaient réunies sur la presqu’île Dakar. Nous étions pris dans un tourbillon d’odeurs composites où dominait celle de l’arachide grillée, mêlée aux effluves de marées neuves. Les tam-tams en fête résonnaient de toutes parts. Il ne semblait plus y avoir de séparation entre le jour et la nuit. Cela coulait de partout, nous enveloppait, nous emportait, partait et revenait à l’assaut de nos sensibilités aiguisées. Une telle force et en même temps, tant de douceur ! La culture de toute l’Afrique révélée, devant nous, vivante, chaque pays débarquant avec sa part de richesses et de traditions, de l’Ethiopie à la Gambie, du Maghreb, aux plages blondes de l’ouest, des sommets du Kilimandjaro, au sable et aux mirages du désert, du Nil légendaire, aux vagues redoutées du Congo océan. Quel cadeau ! De quoi être fiers à jamais, lorsque nous écoutions par exemple André Malraux, écrivain plus que ministre déclarer au Musée dynamique sur la Corniche : « il s’agit pour l’Afrique d’être présente, grâce à son art, dans le trésor de la civilisation mondiale, et d’être assez libre pour concevoir son propre passé du monde », ou bien d’entendre Aimé Césaire, proposer à quelques journalistes sa définition de la négritude : « Ce qu’il faut comprendre, c’est que la négritude n’est pas une doctrine constituée, définie une fois pour toutes. La négritude, pour moi, c’est essentiellement l’affirmation d’une solidarité et d’une fidélité. C’est l’affirmation que l’on entend rester fidèle à un certain héritage culturel, l’héritage culturel africain, et la volonté aussi de le faire fructifier. La négritude est donc à la fois enracinement et création. Je dirai : une création continuée. Donc que ses formes sont aussi imprévisibles que la vie, et imprévisibles pour tout le monde ; et, bien entendu, y compris pour ses auteurs ».
C’étaient aussi soir après soir les galas sur la jeune scène du Théâtre National Sorano, souvent, jusqu’à trois spectacles dans la même soirée de la même nuit, le dernier se terminant vers les deux /trois heures du matin. L’un des spectacles proposés par la France réunissait mesdames Taos Amrouche, Marpessa Dawn la légendaire Eurydice d’Orféo Negro, Lydia Ewandé comédienne camerounaise, et la grande Joséphine Baker. Un autre spectacle invité, venant de France, faisait résonner aux quatre coins de la salle bondée, silencieuse et recueillie, le bronze inviolé de la voix unique de Douka Seck, en roi Christophe d’Haïti, après plus de douze années d’absence au Sénégal. Quels merveilleux rappels ! C’était le temps de notre premier Tiep u dieng, avec la famille sénégalaise d’un technicien de l’ORTS, si j’ai bonne mémoire ; de notre premier bain sur la plage de Ngor, de nos premières rencontres, de nos premiers sourires rencontrés et partagés, des premières sympathies, et tout le reste à venir.
C’étaient les soirs des grands galas, au Théâtre National, les dames et les jeunes filles en superbes boubous, ou alors en robes longues somptueuses. Les résidentes étrangères arborant des capes de fourrure, les hommes en tenue traditionnelle, ou alors, en smoking sombre. A l’entracte, le bar fonctionnait et c’était le lieu des échanges d’impressions entre amis, entre connaissances, ou de nouvelles rencontres. Sur le trottoir d’en face, devant l’ORTS, des badauds étaient là pour regarder l’arrivée des heureux invités, en échangeant leurs commentaires ; les flashes de nombreux photographes saluant le tout Dakar des grands soirs.
Toutes ces images me sont encore bien présentes. C’est un film éternel dans les archives de ma mémoire, comme celui, précieux, des larmes brillant dans les yeux de Birago Diop, lorsqu’il vint sur scène féliciter les comédiens du Toucan, lui pourtant qui n’avait pu assister au spectacle qu’assis sur une marche de la salle, au grand dam de son costume des grands soirs, par manque de place.
Jacqueline Scott-Lemoine
Un grand merci à Jacqueline Scott Lemoine, représentante de la culture au Sénégal, qui s'est livrée pour Sénégalpass...
Salam & Toupass
A Suivre...
LE SIMB : Le faux Lion
[md]Passerelle Sénégal France: LE SIMB : Le faux Lion - Une des plus anciennes traditions sénégalaises qui remonte aux temps anciens des chasseurs traditionnels...[/md] [mk]Le Simb,Simb,Faux lion,anciennes traditions,traditions,temps anciens,chasseurs,traditionnels,forêts,animaux sauvages,chasseur,exorciser,djatt,rite,esprit ancestral,wolof,village,sabars,Djembés,Goor,Jigeen,manifestation populaire,homme déguisé,lion,population,acclamations,spectateurs,spectacle,cérémonies,tradition,cérémonie populaire,fête sénégalaise,fêtes traditionnelles africaines,fêtes,traditionnelles,Africaines,croyances,le sénégal,le senegal,passerelle senegal france,passerelle france senegal,passerelle culturelle,culture,guide culturel,guide culturel dakar,passerelle culturelle sénégal - france[/mk]
Une des plus anciennes traditions sénégalaises est le Simb ou Faux Lion en wolof. Elle remonte aux temps anciens des chasseurs traditionnels qui parcouraient d’épaisses forêts peuplées d’animaux sauvages.
La légende raconte que le chasseur qui avait survécu aux griffes d’un lion en était « possédé ». Il rugissait, mangeait de la viande crue et qui plus est, des poils poussaient sur tout son corps. Il devenait lion et s’attaquait aux autres hommes. Les guérisseurs devaient l’exorciser (Djatt), comme cela se pratique encore lors des rites de possession par un esprit ancestral. Cette légende a engendré la cérémonie artistique et mystique du Simb ou Faux Lion en wolof.
Le village est en effervescence…les habitants ont revêtus leurs plus beaux atours, les enfants sont impatients… les sabars et djembés résonnent de plus en plus fort… mais que se passe-t-il ? On voit surgir à l’entrée du village une petite troupe menée par un homme effrayant. C’est le Simb ou Faux Lion entouré par ses femmes les Goor-Jigeen (littéralement les hommes-femmes en wolof).
C’est une grande manifestation populaire qui a généralement lieu de nos jours, lors de la fête de l’Indépendance du Sénégal. Le Simb (homme déguisé en lion) est maquillé de rouge et de noir et doit prendre l’aspect le plus terrifiant possible pour provoquer l’affolement parmi la population et notamment auprès des enfants. Alors que le Simb cherche à saisir et contraindre les participants à danser, ceux-ci essaient de fuir. S’ils refusent la danse, le Simb les malmène et fait mine de les frapper… Tous les moyens sont bons pour esquiver les ruées du Faux Lion en courant, se cachant et en se moquant de lui. Ces attaques alternent avec les danses et les acclamations des spectateurs.
Si ces cérémonies sont de nos jours considérées comme un spectacle, elles n’en sont pas moins « violentes » et il n’est pas rare qu’il y ait des accidents. Elles sont donc de plus en plus récriées voire supprimées par les autorités. Pour pallier ces interdictions et pour perpétuer la tradition malgré tout, des mini-Simbs-théâtres ont été créés pour les enfants. Ils peuvent encore « trembler » au son des sabars et des djembés face au terrible Simb.
Mais pour perpétuer la tradition malgré tout, il reste heureusement de nombreux villages où vous pourrez assister à cette cérémonie populaire, chaleureuse et conviviale qui reflète bien le sens de la fête sénégalaise. Si le Simb vous poursuit, vous prend comme proie, vous chahute et vous asperge d’eau, n’hésitez pas ! fuyez ou dansez avec lui !
Parmi les fêtes traditionnelles africaines celle du Simb est sans doute une des plus impressionnantes. Si aujourd’hui elle est apparentée au jeu et au spectacle, elle fut pendant longtemps associée à de vraies croyances… aussi, si vous avez « la chance » d’y participer, laissez vous emporter par l’ambiance qui règne autour de cette cérémonie. Vous en reviendrez avec des images plein la tête.
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